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Changement climatique : sciences, sociétés, politique

Niveau : L/M

Semestre : S1

ECTS : 6

Responsables : Aglaé Jézéquel (LMD ENS), Hélène Guillemot et Amy Dahan (CAK, EHESS-CNRS)

Inscription : veuillez écrire à Aglaé Jézéquel : aglae.jezequel lmd.ens.fr 

Type d’enseignement : Séminaire de recherche

Volume horaire : 24H (8 séances de 3h) + 1 séance d’introduction de 3h

Horaire : Bimensuel les vendredis de 14h à 17h

Pré-requis : Pas de pré-requis nécessaire

Modalités de contrôle des connaissances : assiduité et compte rendu de séance

Salle :  salle

Le séminaire « Changement climatique : sciences, sociétés, politique », commun au Centre Alexandre Koyré et à l’Ecole Normale Supérieure, est consacré aux multiples défis que soulève le problème du changement climatique, au travers d’objets variés abordés en croisant les regards disciplinaires. Chaque séance du séminaire abordera une question vive relative au changement climatique avec deux présentations apportant (dans la mesure du possible) une approche des sciences de la nature et un éclairage de sciences sociales. Interviendront aussi des experts et des acteurs politiques, économiques ou de la société civile.

Séances : 17/09, 15/10 ; 29/10 ; 12/11 ; 03/12 ; 10/12 ; 21/01

 

Les séances se feront en présentiel (salles indiquées pour chaque séance). Un effort sera fait pour que certaines d’entre elles soient visibles ultérieurement par internet.

Le séminaire sera validable pour plusieurs cursus sur la base de la participation aux séances et du compte-rendu d’une des séances. Les modalités seront précisées ultérieurement.

 

La première séance aura lieu vendredi 17 septembre, de 14 h à 17 h, salle des Actes (ENS, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris).

Publication du 6ème rapport du GIEC : quoi de neuf ?

  • Hervé Douville (CNRM, MétéoFrance)

Quelles leçons peut-on tirer du dernier rapport de l’AR6 WG1 ?

A l’issue d’un sixième cycle (AR6) qui a joué les prolongations en raison de la crise sanitaire, le premier groupe de travail (WG1) du GIEC sur les bases physiques du changement climatique a remis sa copie le 9 août dernier. Nous sommes un certain nombre de scientifiques français, à Paris, Brest, Grenoble, Brest ou Toulouse, à y avoir contribué. Autant d’expériences individuelles et de ressentis que je ne prétends pas synthétiser ici. Chacun pourra se faire une idée du contenu scientifique en lisant le bref résumé à l’intention des décideurs ou en parcourant quelques chapitres du rapport intégral. Je me limiterai donc à souligner quelques résultats saillants pour ensuite partager avec vous d’autres questions qui me tiennent à cœur : le fonctionnement du GIEC est-il perfectible, le GIEC est-il trop conservateur et/ou trop prescriptif, le premier groupe de travail du GIEC est-il encore utile, les climatologues doivent-ils s’engager au delà du débat scientifique ?

  • Jean-Louis Dufresne (LMD IPSL)

D’un rapport d’évaluation du GIEC à l’autre.

Ayant contribué à l’élaboration des deux derniers rapports, mon exposé s’articulera autour de la comparaison dans l’élaboration et les résultats de ces rapports, du point de vue d’un simple auteur. L’AR5 (2010-2013) et l’AR6 (2018-2021) ont été élaborés dans des ambiances très différentes : après la conférence de Copenhagen, le « climategate » et le "hiatus" du réchauffement climatique pour l’un ; après les accords de Paris, une suite de rapports spéciaux et une suite de catastrophes climatiques pour l’autre. Leur structure est significativement différente, de même que les messages principaux, avec une volonté de convaincre de la réalité du changement climatique pour l’un, des conséquences du réchauffement climatique et de l’urgence à agir pour l’autre. Le mode de fonctionnement se « professionnalise ». Il y a aussi de nombreux points communs, comme l’investissement énorme que cela représente pour une partie de la communauté, notamment les auteurs qui coordonnent les chapitres, ou les questions post-rapport : quoi de neuf ? À quoi ça sert ? Faut-il continuer, changer ?

 

Suite du programme provisoire (certains des titres et des intervenants restent à confirmer)

  • 17 septembre - salle des Actes :
    Publication du 6ème rapport du GIEC : quoi de neuf ?
    Hervé Douville (CNRM) et Jean-Louis Dufresne (LMD)
  • 15 octobre - amphi Galois :
    Comment parler du futur en contexte de changement climatique ?
    Jenny Andersson (Sciences Po) et Sébastien Treyer (IDDRI)
  • 29 octobre - salle Dussane :
    La géo-ingénierie solaire est elle gouvernable ?
     Adrien Abécassis (Paris Peace Forum) et Thibault Lameille (LATMOS)
  • 12 novembre (à confirmer) - salle Dussane : Comment représenter le changement climatique ?
  • 3 décembre - salle Dussane :
    Quelle crédibilité pour les trajectoires de décarbonation ?
    Stefan Aykut (Université de Hambourg) et Franck Lecocq (CIRED)
  • 10 décembre - amphi Galois :
    Le changement climatique vu d’Afrique
    Guillaume Blanc (Université Rennes 2) et Benjamin Sultan (IRD)
  • 7 janvier - salle Jaurès :
    Biodiversité et changement climatique : alliance ou rivalité ?
    Adrien Comte (CIRED) avec Rémi Prudhomme (CIRAD) ; Sandra Lavorel (Laboratoire d’Écologie Alpine)
  • 21 janvier - salle Dussane :
    Le changement climatique vu du Brésil
    Myanna Lahsen (INPE) - second intervenant à confirmer