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Trois mini-projets de rentrée consacrés à la durabilité de Légulm

A l’occasion de la rentrée 2019, un groupe pluridisciplinaire (géosciences, biologie, physique, chimie, économie et philosophie) de conscrits a étudié différents aspects de la durabilité et de la pérennité de Légulm, le collectif de distribution hebdomadaire de paniers de fruits et légumes à l’ENS.

Les étudiant.e.s ont conduit de petits entretiens semi-directifs avec les maraîchers fournisseurs de Légulm, ainsi qu’avec le responsable de la comptabilité du collectif. Ils ont également construit un questionnaire sur les pratiques et représentations des mangeurs du collectif, qui a obtenu un bon taux de réponse lors d’une administration par internet. Enfin, ils ont mobilisé le récapitulatif du nombre de paniers commandés par personne lors des derniers semestres.

Ces données diversifiées ont permis de proposer deux axes d’analyse. D’abord, pour comprendre comment un tel collectif avait pu perdurer dans un contexte de renouvellement rapide de la population étudiante du campus, M. Ombrouck, M. Malsang et F. Dugnani se sont penché sur la temporalité des cycles de distribution semstriels. A partir d’une analyse prenant en compte la régularié et l’intensité des commandes de paniers par les mangeurs, ils ont construit une typologie de la clientèle de Légulm. Il apparaît qu’un "noyau dur" d’une cinquantaine de personnes permet le maintien dans le temps du collectif. A la suite de ce constat basé sur les pratiques, M. Bernard et T. Hazoumé ont analysé les raisons d’agir données par les mangeurs, en essayant de comprendre si l’engagement dans Légulm était lié à un engagement plus large pour une alimentation alternative. Ils en déduisent que l’engagement dans Légulm est multiple, tour à tour écologiste, hédoniste, en soutien à l’agriculture locale ou plus indifférencié. Par ailleurs, ces modes d’engagement ne sont pas tous liés à une inetnsité particulière d’engagement dans le collectif. Néanmoins, la participation aux distributions a un impact avéré sur les pratiques, notamment culinaires, des membres.

Ensuite, pour évaluer dans quelle mesure Légulm répondait aux attentes environnementales des mangeurs, A. Van Quynh et A. Nalivaev ont effectué une analyse de l’empreinte carbone des distributions, en la comparant à celle d’un autre circuit alimentaire conventionnel. A partir d’une analyse très détaillée de chacune des étapes de la chaîne, depuis l’approvisionnement en intrants jusqu’à la consommation, elles évaluent l’impact carbone de Légulm à presque 200 g équivalent CO2 par panier, qui tranche avec les plus de 3 kg du circuit conventionnel retenu.

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